Women Engaged In Tech : Un programme novateur de formation des jeunes femmes aux compétences numériques

Women Engaged In Tech : Un programme novateur de formation des jeunes femmes aux compétences numériques

La première édition du projet Women Engaged In Tech (WEIT) s’est achevée ce 29 avril 2023. La cérémonie de clôture s’est tenue à Sèmè City à Cotonou après six mois de formation des jeunes filles. Ce projet est porté par la Jeune Chambre Informatique et Technologique et la plateforme internationale des jeunes dénommée AIESEC. Il vise à autonomiser et inclure les femmes dans les métiers du numérique. Depuis le lancement le 10 septembre 2022, les bénéficiaires ont été formées au métier de responsable marketing opérationnel et communication.

Acquis restitués, excellence récompensée

Les quatre jeunes femmes restantes à l’arrivée ont chacune fait une présentation sur l’une des branches du marketing digital. Il s’agit notamment de la planification marketing et de la stratégie social media. De plus, le référencement naturel SEO, et les campagnes publicitaires ont également fait l’objet d’une présentation au cours de la cérémonie.

Ces différents outils désormais à la portée des participantes vont être bientôt exploités. « Nous allons mettre à profits ces compétences. Cela commencera par la mise à disposition des organisations pour approfondir nos acquis. Nous ne comptons pas seulement nous arrêter à cette étape. » a confié Sandrine DAGUEGUE, bénéficiaire du projet Women Engaged In Tech (WEIT).

Fin de six mois de dur labeur

Le programme WEIT s’est étendu sur six mois répartis en deux phases. La première phase a consacré les trois mois de formation et la validation des projets des jeunes femmes. Après ces trois mois, elles ont mis en pratique les compétences acquises à travers des stages au sein des entreprises partenaires. Ces mois de formations ont permis leur immersion sur les réalités du terrain.

La rigueur adoptée le long de la formation n’est pas anodine. En effet, le but visé au départ est loin d’être la promotion de la gent féminine. A en croire le chef du projet, Tinos ANAGO, « l’idée est de les outiller afin de les rendre plus compétitives sur le marché de l’emploi. Lorsqu’elles arrivent sur un marché, leurs compétences doivent leur permettre de se distinguer. ».

Un pari pas gagné d’avance

Dans son rapport d’activité présenté le jour de l’évènement, le chargé du projet a dressé le chapelet de difficultés rencontrées au cours du programme. Certaines jeunes filles, malgré l’engagement ont dû abandonner. Ces difficultés varient du non-accès à une connexion de qualité au déplacement des filles pour les séances physique.

En ce qui concerne l’organisation du programme, elle a été sans un accompagnement financier à la hauteur des besoins. Si le chemin parcouru pour en arriver à la fin de la formation est parsemé d’embûches, les résultats sont satisfaisants selon les organisateurs. Leur encadreur principal Jean Apôtre AIKOU « croit en la potentialité des filles et leur capacité à s’imposer ».

Les participantes ont reçu des distinctions au cours de la cérémonie de clôture. Elles vont, dans les mois à venir, former leurs paires sur les différentes notions acquises.

 

Hontongnon Yanick ZOUNTCHEGBE

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