Campagne « Compter pour toutes » : l’heure du bilan !

Campagne « Compter pour toutes » : l’heure du bilan !

Une conférence de presse à Cotonou le 26 mars 2023 a marqué le point culminant de la campagne « Compter pour toutes ». Cette initiative vise à plaider pour l’inscription d’une ligne budgétaire dans la loi de finances 2025 pour améliorer la collecte de données sur les violences sexistes et sexuelles au Bénin et en Afrique francophone. Organisée par l’ONG Filles en Actions, elle a révélé plusieurs lacunes dans la collecte de données. Des recommandations ont été formulées pour renforcer les capacités et augmenter les moyens techniques, humains et financiers. Les autorités et les organisations présentes ont pris des engagements significatifs pour soutenir cette initiative cruciale.

Le chemin parcouru pour la campagne  »compter pour toutes »

Pour atteindre cet objectif principal, l’ONG Filles en Actions a planifié plusieurs activités. En premier lieu, l’atelier multi-acteurs a marqué le début de la campagne « Compter pour toutes ». L’atelier a incité les diverses parties prenantes à réfléchir collectivement sur l’efficacité du système de collecte de données.

Ensuite, les médias ont été mobilisés pour diffuser et décrypter la tribune régionale prévue à ce propos. S’en est suivi, un dîner de plaidoyer avec les parlementaires pour faire avancer les revendications. Enfin, c’est la conférence de presse, qui a représenté un autre moment clé de plaidoyer. « Entendez ici, toutes celles qui ont besoin de votre engagement, qui ont besoin que les statistiques les représentent, racontent et visibilisent leurs récits. » a plaidé Brian SOSSOU, présidente de l’ONG Filles en Actions.

Plusieurs lacunes identifiées

Les lacunes dans la collecte de données sur les VSS au Bénin sont nombreuses. Elles comprennent le manque de fiabilité des données ainsi que l’absence de collaboration entre les différents acteurs impliqués. En dehors de cela, des problèmes d’irrégularité et de continuité des données surviennent également, en raison de divers facteurs tels que les délais procéduraux et le manque de sensibilisation des victimes.

Aussi, les données disponibles ne reflètent pas toujours les réalités locales. Pour cause, le nombre élevé de cas non-déclarés. L’autre fait est que les cas liés aux hommes apparaissent moins dans les données disponibles. Puis, les obstacles culturels et sociaux entravent la communication et la compréhension des faits. S’y ajoutent, l’inaccessibilité des données existantes et le manque de formation du personnel.

Les recommandations faites

La première recommandation est le point principal de revendication. Il s’agit de l’inscription d’une ligne budgétaire qualitative et quantitative dans la loi de finances 2025. En effet, cette ligne va permettre l’amélioration des systèmes de collecte de données et à la collecte de données elles-mêmes. Pour renforcer les capacités et augmenter les moyens, il est crucial d’augmenter les financements pour la collecte des données sur les VSS. Cela inclut l’augmentation des salaires des assistants sociaux et la mise en place de caisses menu-dépense pour les cas urgents.

Par ailleurs, tous les acteurs impliqués dans la collecte de données doivent suivre des formations, y compris les jeunes. En conséquence, l’idéal serait d’insister sur les concepts spécifiques aux VSS. La synergie et la collaboration entre les acteurs de la collecte de données vont permettre de cartographier les acteurs impliqués et de sensibiliser à une approche multisectorielle. De même, un dispositif national digitalisé favoriserait la centralisation et l’actualisation des données sur les VSS.

Plusieurs engagements pris sur le vif

Les autorités présentes à la conférence de presse ont résolu de soutenir l’initiative. C’est le cas de l’honorable SCHANOU Sofiatou Modjisola, de l’honorable Victor TOKPANOU, du directeur de l’Observatoire de la famille, de la femme et de l’enfant. Tout comme eux, plusieurs organisations représentées manifestent leur soutien à travers la signature d’un tableau d’engagement prévu à cet effet.

Yanick ZOUNTCHEGBE

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